Grève et occupation de travailleurs sans-papiers dans des Burger King parisiens suivies d’un accord

Grève de travailleurs sans-papiers exploités dans des Burger King parisiens

 Infos trouvées sur le site de la CGT tout début octobre (http://cgt.fr/).

Travailleurs sans-papiers : Exploitation crapuleuse dans des Burger King parisiens 

Exploités par le sous-traitant pour le nettoyage du géant de la restauration rapide, des salariés sans-papiers luttent pour dénoncer leurs conditions de travail inhumaines et pour obtenir leur régularisation.

« Chaque nuit, je commence à minuit et je ne finis jamais avant 4 heures ou 5 heures. Le mardi, je dois même rester jusqu’à 6 heures 30, car on me demande d’attendre que le manager de Burger King arrive avant de partir. Mais je ne suis payé que trois heures. »

Le cas de Bakary n’est malheureusement pas isolé. Les travailleurs de nuit des Burger King d’Île-de-France étaient en grève le 3 octobre 2017 pour dénoncer l’exploitation dont ils sont les victimes. « On est face à du travail partiellement dissimulé. Aujourd’hui, ils sont onze en grève, mais ils sont beaucoup plus à être dans la même situation », relate Marilyne Poulain, de la CGT Paris.

Tous sans-papiers, ils sont recrutés spécialement, du fait de leur vulnérabilité, par la société de nettoyage Albiance, sous traitante de Burger King, qui profite de leur situation pour les plier à son bon vouloir. « Parfois, ils t’appellent à 22 heures, le jour de ton repos, ils te disent de venir remplacer un absent et tu n’as pas le choix, sinon tu sais que tu vas être renvoyé. […] Même quand tu as de la fièvre, il faut y aller . »

« Ce système d’exploitation repose sur un recrutement plus que soupçonneux », dénonce Marilyne Poulain. Un responsable parisien de la société fournirait (directement ou indirectement) de fausses cartes d’identité italiennes ou portugaises aux travailleurs : « J’ai appelé le monsieur, il m’a dit : “Tu dois faire une carte d’identité fausse, italienne, et après tu viens, je te recrute” », décrivait sur France Inter l’un des employés en grève.

Soutenus par la CGT, qui a saisi l’inspection du travail, les travailleurs réunissent d’ores et déjà les preuves des inspections au Code du travail qu’ils dénoncent. Fiches de salaires, contrats, listes des heures non payées… jusqu’à des tickets de caisse : les travailleurs sont contraints d’acheter eux-mêmes le matériel pour travailler. « Ils disent qu’ils vont rembourser, mais là aussi, ils ne le font jamais », déplore l’un d’eux.

Les salariés ne veulent plus subir. Ils dénoncent leurs conditions de travail, demandent le paiement des heures qui n’ont pas été payées. Ils souhaitent de nouveaux contrats de travail prenant en compte le nombre d’heures réellement effectuées et la délivrance par leur employeur des documents nécessaires pour leur régularisation. La CGT demande par ailleurs la réembauche directe de ces salariés par Burger King (dont la responsabilité est engagée), compte-tenu des agissements et de la crédibilité douteuse de la société Albiance.

Ce n’est pas la première fois que de telles pratiques entachent le milieu de la restauration rapide. Des travailleurs sans-papiers avaient été victimes d’une affaire similaire en janvier. Les sociétés incriminées étaient alors le KFC de Safran, dans le Loiret, et son sous-traitant Europropre. Licenciés suite à un contrôle de la Direccte, ils avaient été réembauchés directement par le restaurant, grâce à une longue lutte et au soutien de la CGT.

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La grève de salariés sans-papiers de Burger King levée après un accord.

Trouvé sur le site de France 3 (http://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/paris/greve-salaries-papiers-burger-king-levee-apres-accord-1340967.html)

Les salariés sans-papiers d’une société prestataire de Burger King, qui occupaient depuis mardi le restaurant Burger place de la République, ont mis fin à leur mouvement. Selon la CGT, ils ont obtenu des « garanties » en vue de leur régularisation et du paiement de toutes les heures effectuées.

Employés d’Albiance, une société de nettoyage, sous-traitant de la chaîne de fast-food Burger King, ces salariés dénonçaient leurs conditions de travail et les pratiques illégales de leur employeur.

Il était reproché à Albiance, la société qui les employait de ne pas payer l’intégralité des heures effectuées par les salariés, embauchés pour trois heures par nuit et qui en font « cinq à six » selon la CGT. Les travailleurs disaient aussi ne pas disposer d’équipements de protection, qu’ils devaient acheter eux-mêmes. « Une bonne partie » d’entre eux travaillaient par ailleurs avec de « fausses cartes d’identité portugaises ou italiennes », a indiqué Rémy Picaud (CGT), en estimant que cela « n’arrive pas par hasard ».

Paiement des heures sups, matériel de protection, régularisation…

À l’issue d’une réunion mercredi soir et selon la CGT, qui les soutenait depuis le début, la société Albiance « s’est engagée » à régler toutes les heures effectuées et non payées jusqu’à présent, le nombre d’heures pouvait aller jusquà 150 heures par mois depuis plusieurs mois voir années pour certains salariés, précise Franceinfo. La société s’est par ailleurs engager à réévaluer les contrats de travail de ces salariés pour les porter à 117 heures par mois au lieu de 78 heures. Dernier point la société a aussi rempli tous les documents, qui cerfifient que ces personnes ont travaillé dans cette société, en vue d’une régularisation pour ces 24 travailleurs sans-papiers.

MEMES

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