Solidarité avec un camarade inculpé à Caen : procès le 13 novembre

Nous relayons ici une info transmise par le collectif “Contre la Répression-Organisation Collective” (CROC) de Caen. Contact avec ce collectif anti-répression : caenantirep@riseup.net,

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Répression des luttes sociales : Solidarité avec un camarade inculpé à Caen.

RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN :

Lundi 13 novembre 2017 à 13h

A la cour d’Appel de Caen, Place Gambetta

Dans ce climat de frénésie sécuritaire qui semble sans fin, tandis que l’état d’urgence passe dans le droit commun et alors que l’Etat français xénophobe continue d’expulser les migrant-e-s des squats et du territoire, et établit une mise en concurrence des précarités, leur justice s’attaque encore une fois aux personnes solidaires des luttes sociales.

Petit rappel des événements : Jeudi 19 mai 2016, lors du mouvement contre la « loi travail » et son monde, la manifestation arrivant à l’université se poursuit et le cortège remonte le campus, en direction du boulevard périphérique que 200 personnes parviennent à occuper temporairement jusqu’aux charges et gazages en règle de la Brigade d’Intervention de la police nationale et de la Brigade Anti-Criminalité. Voilà pour le contexte… En parallèle de cette manifestation, un membre de l’Assemblée Générale de Lutte Contre Toutes les Expulsions, qui n’était même pas présent sur les lieux, s’est fait interpeller en marge de l’Assemblée Générale Interluttes qui s’en est suivie. Après plus de 24h de garde-à-vue, cette personne a été convoquée en audience correctionnelle le jeudi 7 juillet 2016 et condamnée à une peine de trois mois de prison ferme pour organisation d’une « manifestation non autorisée » sur le seul témoignage d’un agent des Renseignements Territoriaux (ex-RG).

Acharnement judiciaire et policier ? Bien sûr que non… A tel point que cette même personne se fait interpeller le jeudi 9 février 2017 suite à l’expulsion du squat Drouet sur la Presqu’île et placée en garde-à-vue. Il est par la suite convoqué en procès pour « violences et outrages sur une personne chargée de mission du service public » sur la directrice du Centre d’Accueil et d’Orientation (C.A.O.). Il est alors condamné à une nouvelle peine de trois mois de prison ferme et une amende de 3 000€… alors même que leur vidéo-surveillance et des témoignages démontrent le contraire.

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