NXP Caen : Témoignage sur le management et les licenciements illégaux par un ancien DRH

Nous relayons ce document de la CGT locale concernant les techniques de management à NXP Caen. Repris de la page Facebook “Luttes Invisibles” (https://www.facebook.com/luttesinvisibles/).

CONNAISSEZ-VOUS LE “RANKING FORCÉ”

(Interdit en France) ?
Ou -dit-autrement – les méthodes de licenciements forcées et illégales

Ce témoignage ci-dessous à NXP Caen est extraordinaire à plus d’un titre :

D’une part il s’agit d’un témoignage provenant de l’ex-DRH NXP France (UIMM) au profit d’un salarié, qui a été licencié fin 2016 à cause de son engagement syndical…
D’autre part, les 2 sections syndicales CFDT et CFE-CGC (Métallurgie) présentes à l’époque des faits chez NXP Caen, n’ont pas bougé le petit doigt face à cette éjection en règle de Thierry (le salarié licencié pour son activité syndicale, il a porté l’affaire devant les tribunaux pour demander sa réintégration, rendu du jugement le 22 décembre – Note de l’ICL)…

L’ex-DRH, Monsieur BILLE a été “engagé” par NXP, vraisemblablement pour faire “le ménage” sur le site de Caen…
Les salariés de NXP Caen ignorent pourquoi le DRH M. BILLE a quitté aussi rapidement NXP mais deux articles parus dans l’hebdomadaire POLITIS en juin et juillet 2017 démontrent qu’il ne partageait pas le point de vue de la Direction de NXP Caen…

Citons quelques phrases de ces deux articles POLITIS :

“NXP institutionnalise le harcèlement”

“Nous faisions des licenciements bidons couverts par des transactions. Et nous étions hyper généreux. C’est un miracle si je n’ai pas été en justice », se souvient-il.”

“Hormis le carnet de chèques, il existe des méthodes plus inavouables pour licencier sans PSE”

“L’entreprise utilisait les évaluations individuelles pour mettre les salariés à l’épreuve et licencier les moins productifs pour insuffisance professionnelle, décrit Didier Bille”

“Cette pratique, dite de « ranking forcé », est illégale mais banale dans les grandes entreprises”

“le DRH découvre « des équipes de travail surchargées » et « un nombre de burn-out impressionnant ». Le site de Caen, l’un des quatre du groupe en France, est engagé dans une violente cure d’amaigrissement”

“Et il y a cette scène, que Didier Bille décrit, encore interloqué : fin décembre 2016, un haut manager du groupe est en France pour demander ce qu’il faut améliorer. « J’ai dit qu’il fallait cesser le management par la terreur. Il m’a regardé satisfait. A opiné de la tête et a enchaîné : “Une autre remarque ? Quelque chose de négatif maintenant.” Pour lui, le “management par la terreur”, c’était positif. »”

Enfin, il faut savoir que NXP Caen procède depuis début 2017 a de nombreuses ruptures conventionnelles, basées sur du soit-disant “volontariat”…

 

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